Richelieu
Rez-de-chaussée
Mésopotamie archaïque
Salle 236
Vitrine 3 : Naissance de l'écriture
Vue d'un profil
Vue du revers
Tablette sumérienne archaïque : acte de vente d'un esclave mâle et d'une maison de la ville de Shuruppak
Vers 2600 avant J.-C.
H. : 8 cm. ; L. : 8 cm. ; Pr. : 2 cm.

A Shuruppak, très vieille ville "d'avant le déluge", une école de scribes rédigea ses documents d'une manière encore rudimentaire. Le scribe ne note souvent que la racine du mot, laissant au lecteur le soin de suppléer les éléments manquants. D'où la difficulté pour les lecteurs modernes d'interpréter certains textes. Nous avons, de cette époque, des textes administratifs, des contrats, des listes de mots, et un premier épanouissement de la littérature sumérienne.

Cette tablette est l'acte de vente d'une maison et d'un esclave mâle. Le scribe a noté la surface qui équivaut à 54 m², puis il a énuméré les six témoins garants du contrat. Le mot témoin est un bon exemple de la langue et de l'écriture des Sumériens de cette époque. Il s'écrit par trois signes :
1. LÚ : "homme", dont on reconnaît la silhouette
2. KI : "terre", représentée comme une parcelle en forme de losange.
3. INIM : "parole" : cette notion abstraite a été exprimée par l'image de la tête aux formes déjà géométriques, avec sa barbe qui attire l'attention sur la bouche et les paroles qui en sortent.
Acquisition 1901
Département des Antiquités orientales
AO 3765



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